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J'ai regardé un reportage sur les médecins légistes
qui traitent tout ce qui est viol, accidents et meurtre.
J'ai découvert un sacré métier.
Ils reprennent toutes les enquêtes de viols ou d'accidents
pour recouper toutes les informations.
Ils ont des sacrées équipes pluridisciplinaires, médecins et soignants
et tout le monde est d'un calme olympien.
Toutes ces équipes, elles en voient des choses horribles!
L'équipe a intérêt d'être soudée pour ne pas péter les plombs.
Je ne savais pas que le travail de ces médecins était de remonter toutes les enquêtes
pour vérifier les informations
Mais les gens qui sont embauchés dans ces équipes
il faut qu'ils soient super équilibrés dans leur vie
et trouvent des ressources pour s'échapper après une journée de travail.
J'ai découvert un sacré métier et des sacrées équipes. Bravo à tous.
Jérôme Corderet
18 mars 2025
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Il y a deux ans et demi, la cheffe de service de notre SAJ nous a proposé de faire un groupe d’évaluateurs des stagiaires AES, ME, ES.
Ce groupe a vu le jour d’un coup, à la suite d’une réflexion après un stage qui s’est un peu mal passé, tout du moins au début. Pendant un accueil café le lundi matin avec tous les 23 usagers, on a pris l’avis de tout le monde au SAJ. Chacun a dit ce qu’il pensait de la personne en formation. Ça a donné un texte qu’un salarié a pris en note selon les réactions des participants. La cheffe de service a dit qu’il fallait structurer les questions par rapport aux formations différentes. Dans l’équipe d’évaluateurs des stagiaires, chacun a à peu près 5 résidents à interviewer. Chaque évaluateur est accompagné d’un membre de l’équipe pendant l’interview.
L’interview se déroule selon trois critères : connaissance de la technique, accompagner l’Autre et prise en compte de la différence. Il y a une partie pour faire un commentaire libre. Après, on fait la synthèse des 23 personnes accueillies. Ça nous permet de dire si le stage s’est bien passé, ou pas, ou moyennement. A la fin de la synthèse, on essaie de faire des phrases que chaque évaluateur est capable de restituer au stagiaire. La personne vient à la fin de la réunion. On lui restitue : qu’a-t-on pensé de lui /elle ? Qu’est-ce qui est positif et que peut-il améliorer ?
Nous concernant, c’est une super idée de fond. Mes collègues ont beaucoup de mal à avoir l’esprit critique. Pour eux, critiquer, ce n’est pas aimer. Les synthèses qu’on a pu faire étaient à l’eau de rose. Tout est beau, magnifique, de bons stagiaires.
Avec l’aide du coordinateur, on essaie de les emmener à avoir un esprit critique sans casser la personne, bien sûr. Mais avec des IMC, c’est très dur. Ça fait partie du job. Je reviendrai juste sur le premier qu’on a fait. Peut-être pas en bonne et due forme par rapport à sa formation. Ce qui m’a éclaté, c’est que chacun avec ses possibilités a dit les points positifs et négatifs lors de la restitution à cette personne. Il s’est passé plein de choses. Il était très ému. J’ai aimé ce moment, c’était sincère, ce n’était pas à l’eau de rose. Aujourd’hui, cette personne a réussi sa formation. Nous aimerions que tous les établissements sociaux et médico-sociaux se dotent de groupes comme le notre. Ça nous permet d’avoir un regard ouvert et critique pour que les personnes évoluent dans leurs formations respectives, que ça leur apporte. Nous pouvons prendre une place au sein de l’institution où nous sommes écoutés. C’est nous qui travaillons avec les stagiaires et qui leur apprenons comment accompagner.
Jérôme Corderet 25 novembre 202
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LA PAIR AIDANCE OU LA PÈRE AIDANCE…
Pour moi la pair aidance c’était une histoire de père aidant. On m’a proposé de participer à un groupe après une formation sur la pair aidance. Il m’a fallu plusieurs fois pour comprendre que c’était pas mon père. Une réunion du journal de notre association, j’ai enfin compris. Je pense que si moi je n’ai pas compris de suite, il y en a un paquet qui doivent être comme moi voir pire.
Une fois que j’ai compris la pair aidance, j’ai compris pourquoi ça ne me parlait pas : car je le fais tous les jours instinctivement… Pour mes coéquipiers je pense que les groupes pair aidance et la formation ne peuvent que les enrichir si dans ces groupes on ne parle pas que de handicap. Beaucoup de personnes handicapés sont centrée sur elles-mêmes. Il faudrait que les formateurs les emmènent ailleurs. Exemple : je m’intéresse à plusieurs d’autres domaines que mon handicap, ce week-end j’ai été au ski, et j’ai réalisé qu’il y avait de moins en moins de neige car la terre se réchauffe. Aider la terre à aller mieux ça aussi c’est de la pair aidance. C’est un autre domaine que le handicap. Dans ce monde si individualiste, il faudrait que le monde entier fasse de la pair aidance dans tous les domaines.
Avant d’aider les autres, il faut d’abord s’accepter soi-même porteur de handicap ou pas… Et faire face aux problèmes de la vie...
Le 04 Février 2020
Jérôme CORDERET
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Je suis en train de creuser pour tout ce qui aide sociale pour les personnes handicapées comme moi qui touchent des allocations, AAH, allocation compensatrice , et sans doute PCH qui s’élève à beaucoup plus parce que ça permet d’avoir des personnes 24h sur 24 ; certes, c’est bien ; mais ce que je suis en train de découvrir, c’est que toutes ces aides sont récupérables au décès de la personnes qui a touché des allocations.
J’en avais conscience, mais je viens de découvrir une partie de la vérité et il y a peut-être 60 % qui est récupérable des sommes versées, des sommes allouées pour des hébergements ou des centres de jour. Et ce qu’on ne dit pas assez aux gens qui peuvent le comprendre et aux familles, c’est que toutes ces aides là sont récupérables au décès de la personne. Ce qui veut dire que si la personne a économisé, parce que il avait envie d’économiser, parce qu’il avait pensé à son avenir, parce qu’il n’avais plus de parents ou peur de ne plus pouvoir sortir des centres. il ne peux pas avoir d’épargne mise sur un compte.
Si le lendemain je ne peux plus aller et venir comme je veux, donc j’économise un peu, pas mal même, et comme ça quand je ne pourrai plus sortir des institutions, ça me permettra de me payer tout ce que j’ai envie de faire : abonnement de canal+, abonnement de foot, enfin tout ce qu’on peut imaginer pour des gens qui ont des passions, qui aiment bouger pour aller au concert ou autre part.
Je vous informe que ce n’est plus la peine d’économiser parce que la somme mise sur un compte peut être récupérée, va être récupérée par un organisme qui paie les prix de journées. Donc tout ce qui est mis de côté, pas seulement pour les handicapés, je pense que ça concerne aussi les personnes vieillissantes, qui touchent le truc des vieux qui ont peu de ressources. Il y a une petite ligne en bas qui dit «ce n’est pas un revenu, c’est une allocation attribuée pour un temps» et en tout petit c’est marqué «cette allocation peut-être redevable (ça veut dire à rembourser) pour 60 % à peu près».
Je suis blasé par le système français à la con. Je ne sais pas si ailleurs, c’est mieux , mais en France je trouve ça complètement débile. Bref, je vais essayer de creuser pour moi et pour ma famille parce que je ne veux pas qu’il paient pour moi ou alors il ne fallait pas m’accepter dans des centres et demander aux familles de garder leur personne dépendante.
C’est un choix, mais j’aurais préféré celui-là, il est plus clair, pour moi, il est plus clair ; je vais essayer de trouver sur le web des renseignements concernant cette récupération. Je ne suis pas fatigué, mais un peu quand même. Ça ne m’a donné qu’une envie, sincèrement, c’est de quitter la France. On t’assiste, on t’assiste de partout, mais on ne dit pas qu’un jour, tu vas devoir payer l’addition.
Voilà : c’est la pensée du jour.
Jérôme Corderet 23/8/2023