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Je remarque que dans l'ensemble de notre Association, et au fil du temps, les personnes accueillies sont de plus en plus dépendants physiquement et mentalement. Au SAJ, par exemple cela devient plus difficile pour les personnes qui n'ont pas de déficiences morales et/ ou mentales ; elles ne s’y retrouvent pas vraiment ni à travers ces profils ni dans la dynamique générale qui s’en trouve alourdie.
Bien sûr il est évident que tous nous devons avoir une place, quelque soit notre degré de handicap et son type et il n’est pas question de revenir là-dessus. Alors je réfléchis et je ne me dis pourquoi ne pas envisager, si cela est possible, des groupes homogènes, accueillis dans des SAJ spécifiques : un en ville pour les personnes qui aiment sortir, rencontrer des gens, se mêler à la vie urbaine, un autre plus attaché à proposer des activités créatives, un autre, etc…
Il me semble que cela serait plus reposant et plus constructif pour réfléchir aux sorties ou aux activités qui correspondraient ainsi mieux aux avis ou aux envies des usagers. Aujourd’hui il s’agit plus de se fondre dans un collectif dont les intérêts et les buts ne sont pas toujours repérables.
Sans doute les contraintes ne manquent pas et il sera difficile d’organiser les choses en ce sens, mais cela me trotte dans la tête depuis un moment et après tout, on peut rêver, non?
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Je suis en institution depuis l’âge de 7 ans jusqu’à maintenant j’en ai 51, eh bien au début, quand j’étais petit, de 7 à 11 ans, il y avait des vrai cuisiniers qui faisaient de la cuisine dans l’institution et de vrais diététiciens. À partir de l’âge adulte, c’est à dire pour moi, quand je suis arrivé dans un établissement d’adulte à 23 ans, je me suis retrouvé en foyer. La qualité de la nourriture a commencé à baisser. On a changé de multiples fois de fournisseurs, de plats, d’assiettes. Toujours au même prix. Je ne sais plus à combien on a attaqué, mais aujourd’hui, pour vous donner une idée, on est à 4€ le repas. Il arrive en barquette des fois, t’as même pas envie de manger tellement c’est dégueulasse.
Je n’ai connu qu’un CAJ où il y avait de vrais cuisiniers qui faisaient vrais plats avec de vrais légumes. Ça a duré le temps qu’ils étaient là. Après, ils ont démissionné tous les deux, coup sur coup. Et maintenant, la restauration a changé de cuisinière dans mon centre de jour, et on a vraiment baissé en qualité. Ce n’est plus de la nourriture préparée. Pour moi, ce n’est quasiment plus des légumes frais. Tout ça pour vous dire que dans le médico-social, oui, on est mal nourris. Comme dans les maisons de retraite, c’est l’image que j’en ai. Je n’ai pas été vérifier, mais c’est l’image que j’en ai, alors je l’écris. En fait, on est des personnes dépendantes, ça c’est une certitude, et pour nous équilibrer au niveau nourriture, pour moi, on devrait manger très sainement, quasiment comme les grands sportifs qui sont surveillés tout le temps et qui mangent super bien. J’ai vu ça à la télé tu vois que c’est frais.
Pour moi, une personne dépendante devrait manger comme ça. Ça éviterait des problèmes d’estomac, de constipation, de surpoids, des problèmes pour digérer et donc, après, des diarrhées.
J’aimerais bien un docteur comme Michel Cymes dans son émission « Prenez soin de vous » sur la 2. Il a pris des gens en surpoids, avec une équipe, non seulement il les a fait perdre, mais en plus, ils étaient mieux dans leur corps et dans leur tête. J’aurais bien voulu qu’on fasse une émission avec des personnes handicapées.
Je serais surpris de voir ce qu’il s’en dit et ce qu’il en ressortirait. Mais après, faut pas demander aux gens dépendants de ne pas grossir, vu ce qu’on leur donne à manger dans les institutions. À bon entendeur…. Celui qui comprend, eh bien qu’il essaye de faire changer les choses.
Jérome Corderet
17 novembre 2021
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D’abord, j’ai eu la chance de faire tout le confinement général chez mes parents, mais maintenant, je vais vous parler de ce qui se passe, maintenant.
À chaque fois qu’on sort, même une journée si on mange à midi chez quelqu’un, on est mis en quarantaine pendant 3 jours dans notre chambre. Au bout de 3 jours, on a le droit de sortir et de retourner dans les centres de jour en prenant les convois. Des convois qui respectent, certes, les groupes puisqu’on ne se mélange pas , mais des convois qui ne respectent pas la distanciation sociale : on est à côté les uns des autres avec masque ou visière.
Dans les centres de jour, on ne doit pas faire d’activité en se mélangeant. Pour le moment c’est organisé en2 groupes : Famille (les gens qui habitent en famille) et Hébergement ceux qui résident dans le même hébergement, je vous la fait simple !
Mais pour les gens qui arrivent à s’occuper tout seul pendant les 3 jours, la quarantaine, ça va, ça peut aller, mais il y a beaucoup de gens dans la population qui ne savent pas s’occuper, qui ne peuvent pas être enfermés. Et ça va faire des dégâts psychologiquement et socialement, pour les gens qui ont une vie sociale, puisque maintenant on nous oblige à rester tous les 15 jours. Je pense que c’est à cause du test au bout de 4 jours. Et le comble de l’incohérence, c’est qu’au bout des 3 jours, tu n’es pas testé, tu es remis dans la population et tu attends le lundi d’après pour être testé. Je trouve cela complètement incohérent.
Pour les hébergés, ça se passe comme je l’ai dit, mais pour les externes qui vivent chez leurs parents, ils viennent tous les jours sans test ni rien. Ils ne sont testés que si on a une période de vacance de 7 jours ; on leur demande un test, mais sinon, tous les jours ils rentent chez eux, ils viennent, ils repartent, ils croisent sûrement des gens : c’est toutes les incohérences du médico social.
Dans la même Association, il y a des directeurs qui agissent un peu différemment. C’est ce qu’on m’a dit, mais je ne peux pas vous en dire plus, parce qu’on est géré par la même ARS, la même direction de l’Association, et des fois, c’est à en perdre son latin ! Il faut la même logique partout, sans fermer les gens dans des bocaux, sinon, on va le payer à un moment donné, même pour ceux qui sont bien psychologiquement. Parce que ce qui leur manque, c’est la vie sociale. Déjà qu’en temps normal ils ont peu d’échanges avec leurs co-habitants, alors si on leur enlève toutes les visites, toutes les sorties, il faut s’attendre à des dégâts psychologiques.
Mais je pense que l’intérêt de tout ça est financier. Il faut que les gens soient présents dans les établissements, qu’ils aillent dans les centres de jour, peu importe les conditions, ce qu’on veut, c’est toucher les prix de journée.
Le médico-social est en train de me décevoir, et je reste poli.
Si on voulait vraiment protéger les personnes à mobilité réduite, il faudrait nous faire comme dans le milieu sportif ou professionnel pour limiter les contagions : faire une bulle autour d’eux, parce que c’est bien joli de nous confiner, mais on voit tellement de gens différents, des titulaires, des remplaçants, et on ne sait pas ce qu’ils font le soir ou le matin, ça dépend quand est-ce qu’ils travaillent.
Moi, tout ça me fait doucement rire !
Jérome Corderet le 9 mars 2021
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Mon pays a encore une crise politique.
Il n'y a pas de groupe politique. Ce qui fait qu'on est ingouvernable.
Et on voit tous les extrêmes que ce soit gauche ou extrême droite !
Pendant à peu près trois ans, il n'y aura rien qui va se décider. On est ingouvernable. Et en plus, tous les groupes politiques se battent pour mettre un premier ministre de leur bord.
J'ai peur qu’à la prochaine élection... le Front National arrive à être élu majoritaire.
Merci.
Il faut que une nouvelle Assemblée arrive à s'entendre pour gouverner.
Sinon, les extrêmes vont arriver à créer un groupe pour être majoritaire. Et bonjour les dégâts.
La France aura tout essayé, alors les gens vont se dire, et pourquoi pas le Front National ? Moi j'espère que non, moi j'espère que non, et si ça arrive, il va falloir penser à quitter pour un autre pays.
Jérôme Corderet, 1er septembre 2024