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Bonne conduite pour les IMC

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04 November 2024
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Je me suis rendu compte après plusieurs années dans les institutions qui sont faites pour accueillir des personnes IMC, qu’on faisait toujours les mêmes erreurs. Après des années d’expérience, j’ai pu remarquer des choses :

Quand tu mets une personne IMC aux toilettes et que tu lui dis « Je te mets aux toilettes, mais tu as intérêt de faire car je ne veux pas te mettre pour rien ». Alors de ma place d’IMC plus tu dit a une personne dépendante ce qu’elle doit faire, moins elle arrivera à le faire. Concernant la mise aux toilettes il faut bien comprendre que les vrais IMC on des problèmes de commande, il vaut mieux les mettre aux toilettes et rien leur dire et leur foutre la paix, et tant pis si ils ne font rien et oui en effet il faudra les remettre quand ils le demandent ou quand les professionnels remarquent qu’ils ont envie. Toujours sur la mise aux toilettes, quand vous installez quelqu’un de dépendant sur les toilettes, un homme par exemple, je vous conseille de lui écarter les jambes pendant qu’il descend avec le pallant, ce qui permet au petit oiseau de se retrouver en face de descente aussi. Ça permet à la personne de ne pas se faire pipi dessus, et du coup de ne pas avoir besoin de le changer quand il a fini.

Par rapport au repas, Quand vous faites manger une personne IMC, il faut essayer impérativement de ne pas imposer son propre rythme, car il y’a pleins de personnes qui ne disent rien, mais qui ont des problèmes de mastication ou déglutition. Si la personne qui accompagne impose son propre rythme on va vers des fausses routes à répétition. Cela peut amener à mettre la personne à mobilité réduite en réelle difficulté. Merci d’en prendre conscience.

Dans le milieu médical, je suis allé plusieurs fois passer des examens respiratoire

s qui sont sensés t’indiquer ta capacité respiratoire. Tu te retrouves devant une énorme machine avec des tuyaux et on te demande de vider tes poumons, de les reremplir, de rester bloquer et au moment ou on te le dit tu lâches tout. Et ça je l’ai fait plusieurs fois et j’ai obtenu des résultats de moins d’1 litre et une autre fois je suis rentré dans la pièce et la dame me disait tout ce que je devais faire et je lui ai demandé très clairement de me foutre la paix, qu’elle fasse son boulot et de mettre la pince sur mon nez. Et depuis ce jour vous me croyez ou non j’ai dépassé les 1 Litre. Quand elle m’a enlevé tout ce qu’elle devait enlever, elle m’a demandé si j’avais prit un traitement pour améliorer m’a capacité respiratoire. Je lui ai répondu que non, c’était juste le fait qu’elle m’avait laisser faire comme je l’entendais et que c’était très difficile pour un IMC de faire plusieurs commandes à la fois. Je me suis retrouver devant le chef de service qui m’a posé la même question et je lui ai répondu la même chose.

Tout ça pour vous dire que le corps médical n’ai pas préparé à recevoir des personnes IMC ou d’autre handicap. Et dites vous bien que moi, je peux le dire mais je suis sûr qu’il y en a plein qui ressentent la même chose, mais que malheureusement ils ne peuvent l’exprimer.

 

Fait le 13/04/2018

Jérôme CORDERET

Les nouveaux éducateurs en formation en 2024

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14 October 2024
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Ça fait un an et demi, à peu près, nous avons de nouveaux éducateur qui débarquent dans les institutions que je côtoie. Ils passent une formation en trois ans pour avoir le diplôme d’éducateurs spécialisés, c’est à dire, le plus haut diplôme d’Éduc. à mon avis. Ils ont de 18 à 22 ans, aucune expérience. La première année, ils viennent faire un stage de 3 ou 4 mois dans les institutions, et ce sont des stages d’observation : c’est comme ça qu’on les appelle.

C’est bien, mais c’est des gens qui manquent beaucoup d’expérience, qui n’ont pas d’expérience de la vie au travail, du rapport à l’autre, et faire des stages d’observation, ça me fait rigoler. Parce que en fait, ça n’aide pas l’institution, ça n’aide pas les équipes, ça n’aide pas les résidents ou les usagers de centre de jour, puisque les gens sont là en stage d’observation.

Donc ils ne font pas rien, mais quasiment. Moi, ça me pose question, car ces métiers là, d’éducateurs ou d’AMP, tous, tu sais bien que tu vas t’occuper de personnes plus ou moins dépendantes et de différentes pathologies.

Je comprends qu’il faut une semaine ou deux d’observation, mais il faut impérativement que le centre de formation prenne conscience :

- qu’ils nous envoient des jeunes sans expérience et qu’ils mettent en place dès la première année,

- que les gens qui viennent en stage doivent rentrer en relation avec les différentes personnes accueillies.

Ça va aider les équipes, ça va nous aider, nous les personnes handicapées, personnes vieillissantes, enfin tout type de handicap, et ça va leur montrer s’ils sont prêts ou pas à faire ce métier.

Parce que ce métier, c’est s’occuper de l’autre, et si tu ne vas pas vers l’autre, et si tu n’apprends pas le B-A BA : enlever les vestes, donner à manger, enfin accompagner dehors, faire des sorties, et prendre conscience que tu es là pour aider les autres. Que c’est ça ton taf.

On a besoin de jeunes, sûr, on a fait un appel pour des gens qui voudraient s’investir dans le social, c’est une certitude. Mais il ne faut pas leur apprendre qu’à travailler de l’écrit, des PPA, des projets d’établissement, pas que des papiers.

Il y a à apprendre le B-A BA : à être bien avec l’autre, être en relation, leur demander à quoi ils s’intéressent. Regarder comment les équipes travaillent, mais au bout de 15 jours travailler, réellement travailler, faire manger les gens, regarder s’il y a des gens qui sont plus en relation avec d’autres, accompagner aux toilettes, faire une toilette. Et oui, ça va vous apprendre à mûrir et ça va vous apprendre le métier. Et ça on l’oublie.

On veut former de bons petits soldats qui sachent bien manipuler les grilles d’évaluation, qui les remplissent bien, qui fassent des projets en écrits, et qui obéissent bien aux ordres de la direction. Pour faire de bons petits soldats pour bien appliquer toutes les lois qui sont en vigueur pour le médico-social.

Mais pas leur apprendre ce que c’est que le social.

Le social, pour moi, c’est rentrer en relation avec l’autre. De plus en plus les nouveaux éducateurs qui arrivent, qui sont trop jeunes, ils ne sont pas assez mûrs, il leur faut au moins une année pour comprendre où ils mettent les pieds.

Envoyez-nous des gens mûrs et prêts à travailler, s’il vous plaît, je demande ça à toutes les écoles d’éducateurs, d’AMP. Et que leurs formateurs disent : « vous êtes en stage d’observation, certes, mais au bout d’un moment, il faut y aller ; il faut montrer que vous avez envie d’aller vers l’autre, de vous intéresser, de faire des trucs, et pas observer simplement ».

Les gens qui nous observent tout le temps, ça ne nous apporte rien. Ça n’apporte rien aux autres. Moi, je le dis parce que je suis capable de parler, j’ai cette chance, alors je le dis. Si les gens ne sont pas assez mûrs, il ne faut plus faire de stage d’observation. Un stage d’observation, au bout de 15 jours, il faut y aller, aider les équipes, les résidents, pour vous rendre compte si vous êtes fait pour ça ou pas pour ça.

Et il y a des gens différents intellectuellement ; et bien intéressez vous à tout le monde : à celui que a des difficultés intellectuelles, et aussi à celui qui n’a pas de difficulté intellectuelle et qui aime bien parler, échanger, et qui a besoin d’aide aussi.

À bon entendeur….. Voilà ma réflexion du jour sur les stagiaires en observation de la future génération. Y a du boulot !

 

Jérome Corderet 31 janvier 2024

Travailler en France - Il faut penser autrement

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02 June 2024
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Aujourd’hui en France, le taux de chômage n’a jamais été aussi bas et je viens de découvrir qu’il y avait 355 400 postes vacants ça veut dire qu’en France, si tout le monde travaillait un peu, il n’y aurait plus de chômage.

Alors moi, je n’ai pas de solution miracle mais je me pose des questions quand même. On est dans un pays assisté avec des politiques – peu importe le parti – qui soutiennent ce système. Le chômage dure trop longtemps et n’oblige pas les gens à aller travailler. Ils travaillent 6 mois et ils vont se promener.

Il faudrait trouver une formule soit pour baisser le temps de chômage soit faciliter en France la création d’entreprises, avec beaucoup moins de papiers à remplir, d’administratif, de charges, parce que dans les autres pays, il y a moins de charges quand tu crées une « start up » ou une société. On est trop taxé sur tout et ça empêche les gens, ils n’ont plus envie de travailler.

Pour moi, c’est après le Covid, les gens sont restés 2 ans chez eux, ils se sont installés dans le confort, tout en étant dans une prison dorée. Ils pouvaient faire ce qu’ils voulaient, dans un rayon limité, mais ils pouvaient faire ce qu’ils voulaient. Donc ils ont perdu l’habitude de se lever, des horaires, d’aller au travail. Je crois que la France a beaucoup donné sur le point de vue de société pendant le covid pour pas que ça ferme, mais, maintenant, il faut relancer le pays ; il faut que les gens reprennent le goût du travail. Il en manque beaucoup, même chez les artisans , chez tous les transporteurs, pas seulement dans des métiers spécialement fatiguant. Mais voilà, c’est tout une façon de penser qu’il faut reprendre, et très vite. Il faut arrêter de mettre les gens dans un système trop protecteur.

Voilà ce que je pense pour le moment. Je n’ai pas de solution miracle ; mais j’aurai envie de mettre les gens au boulot, et t’aurais droit aux allocations si tu as travaillé tant d’heure dans l’année. Si tu as fait tant d’heure dans l’année, tu as tant de couverture à tous les niveaux. Mais les français sont installés dans une espèce de confort, ça m’attriste un peu, même beaucoup.

Moi, je suis handicapé physique, mais croyez-moi, j’ai toute ma tête et j’aimerai travailler, pas être au chômage et pas être assisté, toucher un salaire pour faire partie de la société.

Il faudrait inciter tous les employeurs à embaucher de nouveaux employé, c’est à dire des des gens à la retraite, non, obliger les jeunes à aller au boulot et après, quand tu aurais travaillé, tu aurais la sécu, le chômage et tout ce qui va avec.

Mais moi, je te baisserai tout ça. Bien sûr, ma logique ne va pas avec la politique, je ne pourrai pas me faire élire en parlant de la sorte. Mais je m’en fous, je ne parle que vis à vis de la situation du pays, on va droit dans le mur si personne ne fait rien. Et si personne ne pense autrement.

 

Jérôme Corderet

8 septembre 2022

La Formule 1 d'avant, d'aujourd'hui et du futur

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20 June 2022
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J’ai commencé à regarder la F1 à l’époque de Prost, Senna, Mansell, il y avait vraiment des combats de pilotes. Je ne connaissais pas trop, j’ai appris en regardant. Ce qui m’a fait aimer la F1, c’est le cpombat Prost-Senna. Toutes ces années, j’ai aimé.
Mais alors maintenant… Pour moi, il n’y a aucun pilote qui peut rivaliser avec ces deux-là. Car, aujourd’hui, ce sont des F1 bourrées d’électronique, de technologies… nous faisant croire que c’est pour le bien de la planète. Maintenant ce n’est plus le pilote qui conduit la voiture, ce sont les ingénieurs qui adaptent les réglages suivant la piste qu’ils vont avoir. Le pilote conduit comme un robot. On dirait que toutes les voitures sont télécommandées, téléguidées par les stands.
Il n’y a plus de course. Le prmier qui part devant, si il y a une bonne stratégie, il gagne. Il n’y a plus de combat et vous verrez que la Formule 1 deviendra une autre Formule E. Les pilotes ne pourront plus intervenir sur aucun réglage, ils vont perdre en téléspectateurs. Je préfère regarder l’indycar : tout le monde a les mêmes chassis avec des moteurs différents.

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